Confessions d'un malandrin
Ton : AmCapo 6Français
Texte inspiré du poème « Confession d'un voyou » du Russe Sergueï Aleksandrovitch Essenine (1895-1925), homme engagé aussi aux côtés de la révolution d'Octobre.
Couplet
AmJe passe les cheAm7veux fous dans vos villaAmges,
La Am7tête comme embrasée d'un phaCre Gqu'on alluEme
Aux Amvents soumis, je Am7chante des orages
Aux Amchamps labouAm7rés la Gnuit des plaAm7ges.
Couplet
Les arCbres voient la lame de mon visage Gsus4
Où Amglisse la souilEmlure des injures
Je Amdis au vent l'histoire de ma cheveAm7lure
Qui Amm'habilAm7le et Gme rassuAm7re.
Couplet
Je revois Aml'étang, de Am7mon enfanAmce
Où Am7les roseaux et touCtes les Gmousses danEsent
Et Amtous les miens qui Am7n'ont pas eu la chance
D'aAmvoir un fils Am7sans GespéAm7rance.
Couplet
CMais ils m'aiment comme ils aiGsus4ment la terre
InAmgrate à leurs soufEmfrances à leur misère
Si Amquelqu'un me salissait de reproAm7ches,
AmIls montreraient la poinAm7te de Gleur Am7pioche.
Couplet
A7Paysans pauvres mes Dmpère et mère
G7Attachés à la Cboue de cette terre
ECraignant les seiE7gneurs et leurs coAmlères
PauFvres parents qui n'êtes même pas E7fiers
A7D'avoir un fils Dmpoète qui se promène
G7Dont on parle chez les Crois et chez les reines
EQui dans des escarpins vernis et Amsages
BlesFse ses pieds larges et Eson couraAmge.
Couplet
AmMais survivent en Am7moi comme luAmmière
Les Am7ruses Cd'un Gvoyou de basse E7terre
DeAmvant l'enseigne d'une bouAm7cherie campagnarde
AmJe pense aux chevaux Am7morts mes GcamaAm7rades
Couplet
CEt si je vois traîner un Gsus4fiacre
JailAmlit d'un passé que le temps Emfrappe
Je Amme revois aux Am7noces de campagne
AmParmi les chairs brûAm7lées des GpayAm7sannes.
Couplet
AmJ'aime encore ma Am7terre, bien qu'afAmfligée
De Am7troupes CavaGres et séE7vères
AmC'est le cri sale des Am7porcs que je préfère
AmÀ tous les disAm7cours qui Gm'indiffèAm7rent.
Couplet
CJe suis malade d'enfance et de Gsus4sourires
De Amfrais crépuscules Empassés sans rien dire
Je Amcrois voir les Am7arbres qui s'étirent
Se Amréchauffer Am7puis Gs'endorAm7mir.
Couplet
A7Au nid qui cache la Dmcouve toute neuve
G7J'irai poser ma main devenue Cblanche
EMais l'efE7fort sera toujours le Ammême
Et Faussi dure encore, la vieille éE7corce
Couplet
A7Et toi le grand chien Dmde mes promenades
G7Enroué, aveugle Cet bien malade
E7Tu tournes la queue basse dans la Amferme
FSans savoir qui enEtre ou qui t'enAmferme
Couplet
AmIl me reste des Am7souvenirs qui Amsaignent
De Am7larcins de Cpain dans Gla luzerEne
Et Amtoi et moi mangions comme deux Am7frères
AmChien et enfant se Am7partaGgeant la terAm7re
Couplet
CJe suis toujours le Gsus4même,
Le Amsang, les désirs, les mêmes Emhaines
Sur Amce tapis de mots qui se déAm7roule
Je Ampourrais jeAm7ter mon coeur à Gvos Am7poules.
Couplet
AmBonne nuit faucilAm7le de la Amlune
Am7Brillante Cdans les Gblés qui te font E7brune
AmDe ma fenêtre j'aboie des mots que Am7j'aime
AmQuand dans le Am7ciel je Gte vois pleiAm7ne
Couplet
La Cnuit semble si Gsus4claire
AmQu'on aimerait bien mouEmrir pour se distraire
AmQu'importe si mon esprit Am7bat la campagne et
AmQu'on montre Am7du Gdoigt mon iAm7déal
Couplet
A7Cheval presque Dmmort et débonnaire
G7À ton galop sans Châte et sans mystère
EJ'apprends comme d'un E7maître soAmlitaire
FÀ chanter toutes les joies de la E7terre
Couplet
A7De ma tête comme Dmd'une grappe mûre
G7Coule le vin chaud Cde ma chevelure
EDe mon sang E7sur une imAmmense voile Ampure,
Je Fveux écrire les Erêves des E7nuits fuAmtures...