🔥 Musique de feu
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Les Enfants Morts

Gaël Liardon

Ton : BFrançais
Couplet
BmIls sont là, Emprès de nous, Ajouant sur notre Droute
GIls ne dédaignent pas F#notre soleil obsBmcur
Et derrière eux, et Emsans que leur Acandeur s'en Ddoute
GLeurs ailes font parfois F#de l'ombre sur le Bmmur.
Couplet
BmIls viennent sous Emnos toits ;A avec nous ils F#mdemeurent
Nous leur B7disons Emou Ma fille, Aou Mon fils ; Dils sont doux,
B7Riants, joyeux, Emnous font F#une caresse, et Gmeurent. -
EmÔ mère, ce sont Bmlà les anges, F#voyez-Bmvous !
Couplet
C'est une volonté du sort, pour nous sévère,
Qu'ils rentrent vite au ciel resté pour eux ouvert ;
Et qu'avant d'avoir mis leur lèvre à notre verre,
Avant d'avoir rien fait et d'avoir rien souffert,
Couplet
Ils partent radieux ; et qu'ignorant l'envie,
L'erreur, l'orgueil, le mal, la haine, la douleur,
Tous ces êtres bénis s'envolent de la vie
À l'âge où la prunelle innocente est en fleur !
Couplet
Nous qui sommes démons ou qui sommes apôtres,
Nous devons travailler, attendre, préparer ;
Pensifs, nous expions pour nous-même ou pour d'autres ;
Notre chair doit saigner, nos yeux doivent pleurer.
Couplet
Eux, ils sont l'air qui fuit, l'oiseau qui ne se pose
Qu'un instant, le soupir qui vole, avril vermeil
Qui brille et passe ; ils sont le parfum de la rose
Qui va rejoindre aux cieux le rayon du soleil !
Couplet
Ils sont l'étoile d'or se couchant dans l'aurore,
Mourant pour nous, naissant pour l'autre firmament ;
Car la mort, quand un astre en son sein vient éclore,
Continue, au-delà, l'épanouissement !
Couplet
Ils s'en vont ; c'est tantôt l'éclair qui les emporte,
Tantôt un mal plus fort que nos soins superflus.
Alors, nous, pâles, froids, l'œil fixé sur la porte,
Nous ne savons plus rien, sinon qu'ils ne sont plus.
Couplet
Nous disons : - À quoi bon l'âtre sans étincelles ?
À quoi bon la maison où ne sont plus leurs pas ?
À quoi bon la ramée où ne sont plus leurs ailes ?
Qui donc attendons-nous s'ils ne reviendront pas ? -
Couplet
Ils sont partis, pareils au bruit qui sort des lyres.
Et nous restons là, seuls, près du gouffre où tout fuit,
Tristes ; et la lueur de leurs charmants sourires
Parfois nous apparaît vaguement dans la nuit.
Couplet
Nous sentons frissonner leurs cheveux dans notre ombre ;
Nous sentons, lorsque ayant la lassitude en nous,
Nous nous levons après quelque prière sombre,
Leurs blanches mains toucher doucement nos genoux.
Couplet
Ils nous disent tout bas de leur voix la plus tendre :
« Mon père, encore un peu ! ma mère, encore un jour !
M'entends-tu ? je suis là, je reste pour t'attendre
Sur l'échelon d'en bas de l'échelle d'amour. »
Couplet
Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes !
Où sont les enfants morts et les printemps enfuis,
Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes,
Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits ?
Couplet
Quand nous en irons-nous où sont l'aube et la foudre ?
Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor,
Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre,
Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d'or ?

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Des chansons qui s’enchaînent bien avec celle-ci.

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