🔥 Musique de feu
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Défilement 3

L'épave

Georges Brassens

Ton : AFrançais
Intro
A 
Couplet
J'en Aappelle à Bacchus ! À Bacchus j'en appe-è-lle !
Le tavernier du coin vient d'me la bailler be-èlle,
De A7son établiss'ment, j'étais l'meilleur pilier.
Quand Dj'eus bu tous mes sous, il me mit à la po-G#7orte
En C#mdisant : « Les poivrots, le diable les F#7empo-orte ! »
Ça n'fait B7rien, il y a des bisE7trots bien sinAguliers...
Couplet
Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve i-i-vre
Mort, croyant tout de bon que j'ai cessé de vi-ivre
(Vous auriez fait pareil), s'en prit à mes souliers.
Pauvre homme ! Vu l'état piteux de mes goda-a-sses
Je doute qu'il trouv' avec son chemin de Damas-se
Ça n'fait rien, il y a des passants bien singuliers...
Couplet
Un étudiant miteux s'en prit à ma lique-è-tte
Qui, à la faveur d'la nuit, lui avait paru coque-è-tte,
Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller.
Je le plains de tout mon coeur, pauvre enfant, s'il l'a mi-i-se,
Vu que, d'un homme heureux, c'était loin d'êtr'la ch'mi-ise.
Ça n'fait rien, y'a des étudiants bien singuliers...
Couplet
La femm'd'un ouvrier s'en prit à ma culo-o-tte.
« Pas ça, madam', pas ça, mille et un coup de bo-o-ttes
Ont tant usé le fond que, si vous essayiez
D'la mettre à votr'mari, bientôt, je vous en fi-i-che
Mon billet, il aurait du verglas sur les mi-i-ches. »
Ça n'fait rien, il y a des ménages bien singuliers...
Couplet
Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoi-ar - e
Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoi-a-res.
Une petit'vertu, rentrant de travailler,
Elle qui, chaque soir, en voyait un'douzai-è-ne,
Courut dire aux agents : « J'ai vu què-qu'chose d'obscè-è-ne ! »
Ça n'fait rien, il y a des tapins bien singuliers...
Couplet
Le r'présentant d'la loi vint, d'un pas débonnai-è-re.
Sitôt qu'il m'aperçut il s'écria : « Tonne-è-rre !
On est en plein hiver et si vous vous geliez ! »
Et, de peur que j'n'attrape une fluxion d'poitri-i-ne,
Le bougre, il me couvrit avec sa pèleri-i-ne.
Ça n'fait rien, il y a des flics bien singuliers...
Couplet
Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le brava-a-che,
Moi dont le cri de guerr'fut toujours « Mort aux va-a-ches ! »
Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
J'essaye bien encor, mais ma langue honteu-eu-se
Retombe lourdement dans ma bouche pâteu-eu-se.
Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier...

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Des chansons qui s’enchaînent bien avec celle-ci.

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