🔥 Musique de feu
0
3

La Rose, La Bouteille Et La Poignée De Main

Georges Brassens

Ton : E
Intro :Am E7 Am E7 
FCette rose avait E7glissé de
LA7a gerbe qu'un héDros gâteux
Dm7Portait au mG7onument aux MCorts.
FComme tous les genE7s levaient leurs
Yeux pA7our voir hisser les cDouleurs,
Dm7Je la recAmueillis sansE7 remordsAm.
AmEt je repris ma route et m'en allCai quérir,
FAu p'tit bonheuEm7r la chaA7nce, Dmun corsage à E7fleurir.
AmCar c'est une des pir's perversCions qui soient
DQue de garder unAme rose par-dB7eversE7 soi.Am 
FLa première à qui jeE7 l'offris
TournAma la tête A7avec mDépris,
AmLa deuxFième sG7'enfuit et cCourt
AmEncore enF criant "G7Au secouCrs ! "
FSi la troisième mE7'a donné
Un couA7p d'ombrelle sDur le nez,
DLa quatriAmème, cE7'est plus méAmchant,
DSe mit enAm quêtE7e d'un aAmgent. C7 
FCar, aujourd'hui, c'est sE7augrenu,
Sans êA7tre louche, on Dne peut pas
Dm7Fleurir de beG7lles inconnCu's.
FOn est tombéG7 bien bas, biCen bas...
Et Fce pauvre petE7it bouton
De rA7ose a fleuri Dle veston
FD'un vague chieE7n de Amcommissaire,
B7 QuellE7e misèrAme !
Am E7 Am E7 
Cette bouteille était tombé
De la soutane d'un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route en cherchant, plein d'espoir,
Un brave gosier sec pour m'aider à la boire.
Car c'est une des pir's perversions qui soient
Que de garder du vin béni par-devers soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d'un œil sévère,
Le deuxième m'a dit, railleur,
De m'en aller cuver ailleurs.
Si le troisième, sans retard,
Au nez m'a jeté le nectar,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête, d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Avec la bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Les flics se sont rincé la dalle,
Un vrai scandale !
Cette pauvre poigné'de main
Gisait, oubliée, en chemin,
Par deux amis fâchés à mort.
Quelque peu décontenancé',
Elle était là, dans le fossé.
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route avec l'intention
De faire circuler la virile effusion,
Car c'est une des pir's perversions qui soient
Qu'de garder une poigné'de main par-devers soi.
Le premier m'a dit : "Fous le camp !
J'aurais peur de salir mes gants."
Le deuxième, d'un air dévot,
Me donna cent sous, d'ailleurs faux.
Si le troisième, ours mal léché,
Dans ma main tendue a craché,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et la pauvre poigné'de main,
Victime d'un sort inhumain,
Alla terminer sa carrière
A la fourrière !
Finale :Am E7 Am E7