La Route Aux Quatre Chansons
Ton : AFrançais
Couplet
AJ'ai pris la route E7de Dijon,
Pour Avoir un peu la E7Marjolaine,
La Abelle, digue diE7gue don,
Qui Apleurait près de la E7fontaine.
AMais elle avait E7changé de ton,
AIl lui fallait E7des ducatons
ADedans son bas de E7laine,
APour n'avoir plus de Dmpei - E7ne.
CElle m'a dit : « Tu G7viens, chéri ?
CEt si tu me G7payes un bon prix
Aux Canges je G7t'emmène,
CDigue digue don Dmdai - E7ne. »
Refrain
ALa Marjolaine Dpleurait E7surAtout,
Quand elle n'aDvait E7pas de Asous.
La Marjolaine de Dla E7chanson, A
Avait de plus noDbles E7façons. A
Couplet
J'ai passé le pont d'Avignon,
Pour voir un peu les belles dames
Et les beaux messieurs tous en rond,
Qui dansaient, dansaient, corps et âmes.
Mais ils avaient changé de ton,
Ils faisaient fi des rigodons,
Menuets et pavanes,
Tarentelles, sardanes,
Et les belles dames m'ont dit ceci :
« Étranger, sauve-toi d'ici
Ou l'on donne l'alarme,
Aux chiens et aux gendarmes ! »
Refrain
Quelle mouche les a donc piquées,
Ces belles dames si distinguées ?
Les belles dames de la chanson,
Avaient de plus nobles façons.
Couplet
Je me suis fait faire prisonnier,
Dans les vieilles prisons de Nantes,
Pour voir la fille du geôlier,
Qui, paraît-il, est avenante.
Mais elle avait changé de ton,
Quand j'ai demandé : « Que dit-on
Des affaires courantes,
Dans la ville de Nantes ? »
La mignonne m'a répondu :
« On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes,
Et j'en suis bien contente ! »
Refrain
Les geôlières n'ont plus de coeur,
Aux prisons de Nantes et d'ailleurs.
La geôlière de la chanson,
Avait de plus nobles façons.
Couplet
Voulant mener à bonne fin,
Ma folle course vagabonde,
Vers mes pénates je revins,
Pour dormir auprès de ma blonde,
Mais elle avait changé de ton,
Avec elle, sous l'édredon,
Il y avait du monde,
Dormant près de ma blonde.
J'ai pris le coup d'un air blagueur,
Mais, en cachette, dans mon coeur,
La peine était profonde,
L'chagrin lâchait la bonde.
Refrain
Hélas ! du jardin de mon père,
La colombe s'est fait la paire...
Par bonheur, par consolation,
Me sont restées les quatre chansons.