Ainsi Prague
Ton : BFrançais
AinsiEm Prague a perdu son âme et soAmn poète
Lorsque j'irais tantB7ôt je ne l'y verraEmis pas
Et son coeur s'est briDsé comme un verre qu'on jetteG
A la fin du repas. B7
LorcEma, Maiakovski,E7 Desnos, Apollinaire,A
Leurs ombres longuement paCrfument nos matins, B7
LF#e ciel roule toujours les feux imaginGaires
De leurs astres éteints. C
Contre le Amchant majeur la balle que peuDt-elle ?
Sauf contre le contBmre le chanteur, que peuvent lesE fusils ?
La terre ne reprC#mend que cette chair mortelF#le
Mais non la poésie ! B B7
Ce siècle est au-delà du minuit de son âge
Ses poètes n'ont plus besoin d'être achevés
Ils ont usé leur vie au danger des images
Et croient avoir rêvé.
Il se fit dans Paris un silence de neige
Un réveil de Novembre à neuf heures battant
Quand Eluard partit rejoindre le cortège
Nezval meurt au printemps.
C'est de sa belle mort comme disent les hommes
Qu'il meurt Nezval et tout par conséquent est bien
Il ne faut pas pleurer dans ce siècle où nous sommes
Cela ne sert à rien !
Il meurt l'enfant terrible au jour des primevères
Pâques éperdument auront sonné pour lui
Ses paupières fermées ses doigts se sont ouverts
Ses derniers vers ont luit.
Dans ce monde en gésine, inhumain, pathétique,
Il tourne au firmament à jamais ses yeux bleus,
Visages émerveillés des peintures gothiques
Soleil de quand il pleut.
Il est entré vivant dans les cieux du folklore
Y chantant sa mère et la paix pareillement
Il nous montre demain comme une bague d'or
Dans la main d'un amant.
Nezval de qui le nom notre lèvre façonne
Nezval attend un peu, j'arrive à tes côtés
Du jour qui fut si beau déjà le soir frissonne
Et d'autres vont chanter !