Le Mécréant Repenti
Ton : DFrançais
DmNe vous fiez plus à ma glotte
BbPour crier : "A bas la calotte !"
AMe voici réduit à néant
DmChantait un pauAvre méDmcréant.
DmEt sauf en cas de restriction
BbDe pénurie, d'inanition
AJe n'boufferai plus du curé
Qui Dmfut mon Amenu Dmpréféré.
GmParce qu'une espèce de putain
DmDe moine, foutre calotin
AM'a carrément sauvé la vie
DmCertain jour qAue le diable Dmfit
GmCertain jour que j'étais entré
DmDans l'antre de ce bon curé
APour faire main basse dessus
Le tDmronc qui Ame semblait cosDmsu.
Mêmes accords que le premier couplet
Armé d'un petit bout de bois
Soigneusement enduit de poix
Je pêchais petit à petit
Le contenu du tronc susdit.
J'avais déjà pris tout un tas
De fausses pièces. Ah ! Les Judas !
Et deux douzaine de boutons
De culottes. Ah ! Les faux-jetons !
Même accords que le deuxième couplet
Quand une enfant de Marie
Salope qui m'avait surpris
Ameuta le corps tout entier
Des grenouilles de bénitier.
Les bigotes et les bigots
préparant déjà les fagots
Sans rémission voulaient me faire
Descendre avant terme aux enfers.
Même accords que le premier couplet
En entendant tout ce bordel
Le curé, sautant de l'autel
Accourut me sauver la mise
Qui semblait un peu compromise.
Il a dit : "Que Dieu lui pardonne
Ce qu'il a pris, je le lui donne
Et, puisqu'il est pauvre, il s'ensuit
Que le tronc des pauvres est à lui."
Mêmes accords que le deuxième couplet
Et, cela dit, ce ratichon
Ce satané fils de cochon
Retourna boire avec délice
Ce qui restait dans son calice.
Et, depuis ces péripéties
Moi qui suis athée, Dieu merci !
Je vais parfois ouïr un bout
D'la messe à ce vieux marabout.
Mêmes accords que le premier couplet
Il faudrait voir ce petit air
Quand, entre le Pater Noster
Et le Je Vous Salue, Marie
D'un oeil complice, il me sourit.
Quand il fait un signe de croix
Il me l'adresse et de surcroît
Quand son goupillon lance l'eau
Bénite, il me vise, l'salaud !
Mêmes accords que le deuxième couplet
Ne vous fiez plus à ma glotte
Pour crier : "A bas la calotte !".
Quand un corbeau vient à passer
On ne m'entend plus croasser.
Ne vous fiez plus à ma glotte
Pour crier : "A bas la calotte !"
Me voici réduit à néant
Chantait un pauvre mécréant.