La Station
Ton : AFrançais
Intro :
Em G F B
Comme j'aEmimais le dimanche, quand daGns la R9 blanche
De paFpa nous allions, visiterB la station
En famEmille on partait, mais Gjamais il n'avouait
Que c'étCait la statiBon, la vraie deEstination
Pour ce Cgenre d'aventure, il fGaut une couverture
Une ballFade officielle, un Bpeu plus consensBuelle
Un butEm pédagogique, un Gprétexte classique
Une siFmple sortie, de fBin d'après midi
MarcheEmr en contournant, l'Ghippodrome ou l'étang
Dire bonCjour à grand Bpère, dans l'allée dEu cimetière
Alors oCn y allait, comme Gsi de rien n'était
Et puis sFur le retour, on faBisait le détour B
Chorus
Mieux que leEm vent d'étéEm, que les eGmbruns salésG
Mieux que l'hFerbe coupéFe, ô efflCuve adoréC
De a statA#ion, A# d'épuratioAn A
Pour vérifier une vanne, pour constater une panne
Ou par pure précaution, tout mobile était bon
Même après 19 heure, même le jour du seigneur
Aller à la station, c'était sa dévotion
Alors je jubilais, car avec lui j'entrais
Dans l'inquiétant palais, dont il avait les clés
Devant les eaux stagnantes, je me sentais vivante
Dans l'odeur de moisi, je me trouvais jolie
Je n'allais pas enfant, regarder l'océan
Pour dans l'azur me perdre, mais au bord de la merde
Et sachez qu'en hiver, inhaler au grand air
Le ventre de la terre, on dirait du Baudelaire
Chorus
Mieux que le vent d'été, que les embruns salés
Mieux que l'herbe coupée, ô effluve adoré
De a station, d'épuration
Depuis ces heureux jours, je nourris un amour
Pur et immodéré, pour les éviers bouchés
Les restes de savon, qui engluent les siphons
Les cheveux par poignées, qui obstruent les bidets
J'ai acquis la passion, des canalisations
Rien à mon coeur ne vaut, la vue d'un château d'eau
Quand les autres ont le dégoût, des remontées d'égout
Je n'aime rien tant que, leur doux parfum aqueux
Qu'un lavabo douteux, se présente à mes yeux
Qu'une baignoire inonde, le sol d'une eau immonde
J'ai la ventouse au poing, et la technique au point
Intensément j'aspire, on dirait du Shakespeare