Mes Deux Voisins
Ton : CFrançais
Moi, Cj'avais deux voisins C(aug) à la dernière Fguerre
Deux G7voisins, deux amis, Ludovic et ArCmand
Ils Cne parlaient jamais;C7 ils préféraient se Ftaire,
N'écoutant même Cpas G7 les bottes du moCment
Ils Fmn'auraient jamais fait Bb7 de mal à une Ebmouche
Ils éAbtaient la bonté, Bb7 faite plus bonne enEbcore
Ils Cne connaissaient pas G7 la première carCtouche
Ils vouFlaient ignorer G7 la laideur du déCcor
Ils nC'avaient d'opinion C(aug) aucune vériFtable,
OppoG7sant, aux rumeurs, un silence absoClu
Mais, Cpour qui avait faim C7 et frappait à leur Ftable,
Ils mettaient un couCvert, G7 sans en demander Cplus
Ils Fmne prenaient parti, Bb7 ni pour l'un, ni pour Ebl'autre
Ils éAbtaient fatigués Bb7 de trop être déEbçus
DeCpuis qu'ils estimaient G7 qu'un amant vaut un Cautre,
Ils éFtaient comme absents; G7 la vie coulait desCsus
Ils Cn'écoutaient jamais C(aug) les dernières nouFvelles,
Pas G7plus les bruits du jour que les noms de la Cnuit
Sous Cles vents différents, C7 le monde se niFvelle
TouCjours le pinson chante; G7 toujours le soleil Cluit
Ils Fmentendaient pourtant Bb7 les cris de leurs semEbblables
Et Abquelquefois leur cœur Bb7 inquiétait leur raiEbson
Et Cquoi qu'ils fussent, sûrs G7 de n'être pas couCpables,
Ils Févitaient de prendre G7 la rue de la priCson
Les Cbottes sont venues C(aug) presque sous leurs feFnêtres
Elles G7ont tout piétiné; ils ne se sont pas Cplaints
Les Cbottes sont venues, C7 écrasant leur bien-Fêtre
Ils ont tout accepCté, G7 autant l'autre que Cl'un
Les Fmbottes sont entrées Bb7 dedans leur maison Ebmême
Ils Abont trouvé refuge Bb7 sous le toit du greEbnier
Les Cbottes ont gravi G7 l'escalier qui y Cmène
LudoFvic n'a rien dit,G7 mais Armand s'est leCvé G#7
Je C#le revois encore,C#(aug) Armand, mon voisin F#noble
Il G#7était tombé mort après avoir tuC#é
Il C#tenait, à la main, C#7 l'objet le plus iF#gnoble,
Armand la bonté C#même,G#7 Armand la liberC#té
Moi, F#mje hais les tambours B7 et les clairons à Esuivre
Moi, Aje fuis les drapeaux,B7 qui plus est, je le Edis
Mais C#quand j'ouvre ma porte G#7 et que je me sens C#vivre,
Je F#pense à mon voisin G#7 qui portait un fuF7sil
Et C#Ludovic sait bien, G#7 lui qui peut encore C#vivre
Que je F#pense à Armand G#7 qui portait un fuC#sil …C# C#