Le Soir En Bretagne
Ton : ACapo 2Français
LDme brouillard est froid, la bruyère est griAmse ;
ELes troupeaux de bAmœufs vEont aux abreuvoAmirs ;
DmLa lune, sortant des nuages noiAmrs,
ESemble une clarté qui vient par surprAmise.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmLe voyageur marche et la lande est bruAmne ;
EUne ombre est derriAmère, uEne ombre est devAmant ;
DmBlancheur au couchant, lueur au levAmant
EIci crépuscule et là clair de luAmne.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmLa sorcière assise allonge sa lipAmpe ;
EL'araignée accAmroche Eau toit son fiAmlet ;
DmLe lutin reluit dans le feu folAmlet
EComme un pistil d'or dans une tulAmipe.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmOn voit sur la mer des chasse-marAmées ;
ELe naufrage guAmette uEn mât frissonnAmant ;
DmLe vent dit : demain ! l'eau dit : maintenAmant !
ELes voix qu'on entend sont désespérAmées.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmLe coche qui va d'Avranches à FougAmère
EFait claquer son fAmouet cEomme un vif éclaAmir ;
DVoici le moment où flottent dans l'Amair
ETous ces bruits confus que l'ombre exagAmère.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmDans les bois profonds brillent des flambAmées ;
EUn vieux cimetAmière eEst sur un sommAmet ;
DmOù Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il Ammet
EDans les cœurs brisés et les nuits tombAmées ?
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmDes flaques d'argent tremblent sur les sabAmles ;
EL'orfraie est au Ambord dEes talus crayeAmux ;
DmLe pâtre, à travers le vent, suit des yAmeux
ELe vol monstrueux et vague des diabAmles.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmUn panache gris sort des cheminAmées ;
ELe bûcheron paAmsse avEec son fardAmeau ;
DmOn entend, parmi le bruit des cours d'Ameau,
EDes frémissements de branches traînéAmes.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,
DmLa faim fait rêver les grands loups morAmoses ;
ELa rivière coAmurt, lEe nuage fAmuit ;
DmDerrière la vitre où la lampe luAmit,
ELes petits enfants ont des têtes rosAmes.
AmJe ne sais plus quand, jGe ne sais plus Amoù,
AmMaitre Yvon soufflEait dans son biniAmou,